mercredi 1 novembre 2017

La voix de Cabo

Catherine Baldisseri

Intervalles, 2017


Je ne vais pas m’étendre sur ce roman, qui ne me laissera de toute évidence pas un souvenir impérissable... Pourtant, le sujet et le contexte m’intéressaient : l’Amérique latine, les années 70, le mouvement révolutionnaire, le destin d’une femme qui rompt avec sa famille pour vivre la vie qu’elle s’est choisie, et non celle que lui imposait son père...
Sauf que tout cela est ici effleuré. Les différents éléments de l’histoire sont juxtaposés, sans, m’a-t-il semblé, qu’il y ait de véritable interaction.

Au début du livre, Teresa Monti part de Montevideo pour Cabo, modeste village de pêcheurs, pour s’installer avec l’homme qu’elle aime, gardien du phare. Elle y devient maîtresse d’école, une maîtresse appréciée de ses élèves. A partir de là, tous les événements qui vont suivre s’enchaînent sans véritable cohérence interne au récit. Teresa perd subitement son enfant, son élève le plus appliqué s’engage chez les Tupamaros - mouvement révolutionnaire dont on n’apprend hélas au passage pas grand chose...

Certes, l’écriture de Catherine Baldisseri est fluide, agréable à lire, mais cette impression de patchwork et le manque de consistance des personnages m’ont vraiment laissée à l’extérieur de cette histoire. Dommage.

Un retour vers les 68 Premières fois un peu décevant, donc. Mais c’est la loi du genre, et je demeure certaine que, comme lors de la précédente saison, cette nouvelle sélection m’offrira quelques trésors que je dégusterai avec délices...



Ces rêves qu’on piétine, Sébastien Spitzer, L’Obesrvatoire
Et soudain, la liberté, Evelyne Pisier & Caroline Laurent, Les Escales
Faux départ, Marion Messina, Le Dilletante
Il n’y a pas Internet au paradis, Gaëlle Pingault, ediditions du Jasmin
Imago, Cyril Dion, Actes Sud
La fille du van, Ludovic Ninet, Serge Safran
La voix de Cabo, Catherine Baldisseri, Intervalles
Le courage qu’il faut aux rivières, Emmanuelle Favier, Albin Michel
Les liens du sang, Errol Henrot, Le Dilettante
Ma reine, Jean-Baptiste Andrea, L’Iconoclaste
Mademoiselle, à la folie, Pascale Lécosse, La Martinière
Neverland, Timothée de Fombelle, L’Iconoclaste
Ostwald, Thomas Flahaut, L’Olivier
Parmi les miens, Charlotte Pons, Flammarion
Redites-moi des choses tendres, Soluto,Le Rocher
Sauver les meubles, Céline Zufferay, Gallimard
Son absence, Emmanuelle Grangé, Arléa
Une fille, au bois dormant, Anne-Sophiie Monglon, Mercure de France

17 commentaires:

  1. C'est toujours mieux de ne pas commencer par le meilleur :-)

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    1. Ha ha !
      Ce titre a donc plutôt reçu les faveurs d'Eglantine et Charlotte, si je comprends bien ! :-))

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    2. Non non moi j'étais favorable à sa sélection, j'aimais bien son atmosphère sud-américaine plutôt bien rendue et je trouve qu'il complète bien le panorama d'ensemble. Disons que si on ne sélectionnait que les coups de cœur absolus on en aurait beaucoup moins à lire.. :-)

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  2. Je me trompe ou c'est encore Hopper en couverture?

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    1. Bien vu, Marie-Claude ! il est incontournable, ce Hooper, chez les éditeurs :-)

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  3. On ne peut pas gagner à tous les coups ... c'est gentil de sélectionner pour nous ;-)

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    1. Oh, moi ce n'est rien! Le comité de sélection en lit beaucoup plus pour nous en proposer une quinzaine ! :-)

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  4. Les choix d'éditions sont mystérieux : pourquoi mettre une aquarelle de Hopper en couverture, qui fait croire que ça se passe aux États-Unis ?

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    1. Disons qu'il doit certainement y avoir des droits relativement accessibles. Et puis, Hopper est un peintre à la fois tendance et assez consensuel, facile d'accès.
      Enfin, je pense que le succès aussi inattendu que considérable d'un auteur jusqu'alors inconnu et dont le roman présentait déjà un tableau de Hopper en couverture (un certain Joël Dicker, tu l'auras compris) n'est pas pour rien dans ces choix. L'effet association d'idées...

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  5. Bon, celui là ne passera pas par moi c'est une certitude ;-)

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  6. Ton billet me permet de découvrir le blog des 68 Premières fois et la sélection. A part Timothée de Fombelle, je n'en connais aucun...

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    1. Et pour cause ;-)
      Très belle initiative, en tout cas, cette association.

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  7. Un premier roman qui ne t'a pas conquise donc. Mais comme tu dis, c'est la loi du genre...

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    1. Ceci dit, heureusement, il n'était pas très long...

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  8. J'ai trouvé aussi qu'il manquait un fil conducteur aux deux histoires, celle de Teresa et celle de Machado, qui fait baisser l'intérêt. J'ai été beaucoup plus séduite par l'écriture, c'est ce que je retiendrai de ce livre.

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    1. On est sur la même longueur d'ondes, alors ;-)

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